Dominique LELUBRE

 

Phroneothèque

Plusieurs enquêtes et études soulignent le mal-être vécu par une part importante des travailleurs dans leur environnement professionnel. Les chiffres sont de fait inquiétants :

  • un Belge sur trois se dit en souffrance mentale significative ;
  • 72% des employés disent ressentir du stress ;
  • 86% des cadres se disent de plus en plus stressés ;
  • 37% des fonctionnaires se disent actuellement victimes de harcèlement moral ;
  • deux travailleurs sur trois dorment mal la nuit de dimanche à lundi ;
  • l’Union Européenne estime le coût du stress dans les pays membres à plus de 20 milliards  d’euros.

Si l’on s’en réfère à la dernière enquête menée par la Mutualité Solidaris , ces constats se trouvent confirmés :

  • 30% des personnes interrogées disent vivre un stress élevé à très élevé au travail ;
  • 37% des salariés considèrent que ce stress a augmenté dans les 3 à 4 dernières années

   alors que seulement 16% pensent qu’il a plutôt diminué ;

  • 23% pensent qu’il va encore augmenter (42% pense qu’il va rester stable) ;
  • 41% pensent que ce stress a un impact négatif sur leur santé.

Pour remédier à cette grave situation, il faudra indiscutablement mener de nombreuses réformes au sein des entreprises elles-mêmes. C’est une affaire de spécialistes et cela pourra prendre beaucoup de temps. Or, il est urgent de tout faire pour aider les travailleurs à s’en sortir au plus vite.

Il existe pour cela des moyens et notamment la consultation auprès d’un psychologue spécialisé. Cela permet de se poser les vraies questions sur sa vie personnelle en distinguant son identité propre de son identité professionnelle.

La meilleure connaissance de soi peut donner à des personnes prisonnières d'une posture de victime, la possibilité de sortir de l’impression qu’il n’y a pas d’issue et essayer de comprendre ce que l’on veut et ce que l’on vaut en dehors du travail auquel on doit par ailleurs redonner une place raisonnable.

Faire appel à un psychologue spécialisé peut faciliter également la possibilité de trouver hors du travail des moments d’échange pour avoir la force de refuser l’inacceptable.

C’est un véritable travail de reconstruction de soi qui doit être mis en œuvre contre ce véritable fléau.

1 Chiffres cités par le Prof. Philippe Corten ULB -Clinique du stress CHU Brugmann -

Octobre 2011.

2 Enquête Mutualité Solidaris – RTBF - Le Soir, Thermomètre des Belges, volet 2

“Le travail et le stress”, nov 2012, 900 personnes interrogées (650 salariés – 250

indépendants),